Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Au crépuscule !
Un ange a retenu le crépuscule
Sur ses longues ailes
Pour que l’aube avance et le soir recule
Que jamais le ciel
N’enraye le tic-tac de la pendule
L’ange s’est enchaîné à la longue nuit
Pour qu’encore tu flânes
Cheminant sur le sable blanc sans bruit
Tu marchais diaphane
Eblouie par tes larmes roulant en pluie
Et quand le soir s’est abattu, froid
Les lumières se sont tues
Une à une les étoiles en émoi
Ont vu l’ange fourbu
Ecrasé par le sommeil aux abois
Des chandelles ont embrasées les cieux
Du monde des ténèbres
Un chant t’a soulevé et gracieux
T’as prise, légère
Ton corps a emporté, victorieux
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Si tu meurs
Si tu meurs, j’aurai de la peine
Comme les jours, où j’ai la migraine
Repliée, derrière les persiennes
Si tu meurs, j’aurai de la peine
Autant que pour la porcelaine
Tombée de la commode ancienne
Si tu meurs, j’aurai de la peine
Comme pour cette parente lointaine
Victime de ses années Verlaine
Si tu meurs, j’aurai de la peine
Plus que pour la mort de la reine
Mais comme si la mort était mienne
Si tu meurs, j’aurai de la peine
T’étais un drôle de spécimen
Il faut que j’en prenne de la graine
Si tu meurs, j’aurai de la peine
J’attendrai pour la fête foraine
Un délai, au moins la huitaine
Si tu meurs, j’aurai de la peine
J’t’apporterai de la marjolaine
D’la verveine et des cyclamens
Si tu meurs, j’aurai de la peine
J’achèterai la tombe mitoyenne
Et on chant’ra nos vieilles rengaines
Si tu meurs, j’aurai de la peine
On peut pas dire qu’on a d’la veine
On n’dansera plus sur nos fredaines
Si tu meurs, j’aurai trop de peine
Si tu meurs, j’aurai trop de peine
Si tu meurs, j’aurai trop de peine
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Tu te noies
Tu te noies dans les mots pour mieux te fuir
Tu te noies dans l’émotion pour ne plus t’entendre
Tu nages dans un flot de paroles
En quête d’une rive où te répandre
Tu nages dans tes sanglots en brasse coulée.
Embrasse ta vie en silence
Assez de maux
Haché de mots
Cendres de l’oubli
Sèches tes larmes
Sur des rouleaux de papier blanc,
Laisses la Lumière du matin
Filer au gré du vent
Tais-toi et écoutes-toi !
Ecoutes les signes qui fredonnent sous ta peau
Aimes-toi Amour unique et solitaire
Sèmes les graines de ta vie
Là où tu te terres pour grandir
Lèves les yeux vers le ciel et regardes !
Tu es partout dans l’Univers
Chaque souffle d’air t’aspire
Telle une spirale
Ton âme affamée d’émotion
Te nourrit et t’abreuve
Et tu t’enroules
Et tu t’élèves
Et tu t’évapores
Evanescence de la sève de la mère nature
Fille du Divin reliée au fil de la vie
Filé au rouage de l’Absolu
Tissé sur l’autel de l’Essentiel
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Le silence
Le silence dresse un mur dans ma bouche
Les mots se brisent contre ce rempart
Et le bruit sourd qu’ils font s’ils me touchent
Résonne comme un écho de toute part
Qui m’écoute et m’entend sans me voir
Dans mes entrailles vibre ma démence
Chaque cellule capte mon désespoir
Un fourmillement dans l’aberrance
Et mon corps qui se cabre, violemment
M’entraînant dans de profonds méandres
Je m’enfonce dans de sombres tourments
En contemplant mes tréfonds en cendre.
Il n’y a plus besoin de crier
Mon corps prend la relève, enfiévré
Je nage dans l’amertume, repliée
Je dérive en délire, enivrée
Je m’abandonne le long des flots
Sans savoir où me guident mes larmes
Et quand elles jaillissent dans un sanglot
Je capitule, déposant les armes
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Un vol de libellule !
Un vol de libellule bourdonne dans ma tête
Au gré du battement de leurs ailes dans la tempête
Un souffle chaud me remplit le corps d’amertume
Estourbie par le vent mes chairs se consument
Et des supplices m’arrachent à la tiédeur des sens
Je veux extraire toute la lie de ma démence
Refrain
Enchaînée au néant par une spirale violine
Je rêve, chevauche des chimères et imagine
Le doux bruissement du feuillage dans les arbres
Je fantasme sur ma cuirasse jaillissant du marbre
Pour m’élever à travers bois sur un brin d’air
L’instant fugitif d’un clignement de paupières
Refrain
Je rêve à mes émois recouvrant leurs mouvances
Je songe à leurs aisances au fil de leurs errances
Je prend mon envol au-dessus des champs de blé
J’évolue au dessus de mon corps exilé
Ondulant telle la mer agitée par la houle
Je le réinvente oint de caresses qui roulent
Refrain
Allongée, immobile je m’élance vers le ciel
Grâce à mon esprit fuyant la tempête irréelle
Surgie de nulle part une musique me séduit
Née de l’Apocalypse elle inonde ma nuit
Est-ce le son d’une trompette et d’une harpe ?
Un ange m’enlève et berce mon être en écharpe
Refrain :
A l’instant où le vide m’attire
Ta main ravie du tunnel me tire
Alors qu’avec délice, je glisse
Vers une étoile à son solstice.
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
ENVIE DE PARTAGER UN PEU DE MES MOMENTS DE VIE, beaux, gais et moins beaux , moins gais, mais toujours pleins d'enseignement sur soi-même
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