textes de chansons et poemes
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
L’amitié, ça compte !
1. L’amitié, c’est mathématique
J’ai fait mes comptes
Sur cette terre
Vingt huit trois-quarts
Des amis, c’est le nombre
Qu’en tout, je dénombre
2. Vous allez voir, c’est assez simple
Il vous suffit
D’faire un tableau
Des lignes et des colonnes
Vous tracez autant de lignes
Que d’gens vous connaissez
3. N’oubliez pas de prendre une règle
Car l’affection
C’est important
Elle doit toujours être droite
Ainsi pour les colonnes
Tirez sur la longueur
4. Comme ça sur la première colonne
Vous libellez
Simplement « j’aime »
Sur la deuxième colonne
Vous écrivez « j’aime pas »
Vous poursuivez de même
5. À la troisième vous inscrivez
« Ils m’aiment », « m’aiment pas »
Sur colonne quatre
Parfois ça se complique
Au moment des fractions
Il faut courber le dos
6. Quand arrive l’heure de faire les comptes
Ne trichez pas
Car l’attachement
C’est des combinaisons
D’additions, d’divisions
Et d’multiplications
7. S’il faut soustraire, c’est de l’algèbre
Opération
Estimation
Soit on s’estime ou non
C’est la séparation
La coupure, la cassure
8. Et c’est comme ça qu’on en revient
A nos fractions
Et comment faire
Pour s’aimer pour des quarts
On va prendre un exemple
Et vous allez comprendre
Si je t’aime, toi aussi : ça fait un
Si je t’aime, mais pas toi : ça fait un demi
Si je t’aime pas et toi si : ça fait aussi un demi
Si je t’aime à moitié, toi aussi ça fait encore un demi
Si je t’aime à moitié, et toi pas du tout : ça fait un quart
Si je t’aime pas, toi à moitié : ça fait encore un quart
On additionne le tout
C’est comme ça qu’on obtient
Une évaluation,
Une moyenne, un quotient
De toutes nos sympathies
De toutes nos empathies
Je t’aime un peu,
Pas plus mais moins que beaucoup,
Parfois plus que moins.
Et toi ?
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Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Mon appartement !
Pour ach’ter mon appartement
Je l’ai choisi sur catalogue
Automne-hiver, c’est plus cossu
Après une première sélection
J’ai visité, vu un grand nombre
De c’qui semblait être à mes goûts.
Il a fallu que j’réalise:
Aucuns d’eux n’étaient à ma taille :
Trop p’tits, trop grands, ou bien trop chers
J’ai attendu une saison
Le catalogue printemps-été
La saison change, les modes aussi
Mes illusions sont à ce prix.
J’ai fini par trouver celui
Qui s’accorderait avec tout.
L’vendeur a dit pour me convaincre:
« Y’en a pas deux comme celui-ci !
Rien d’mieux rapport qualité/prix !
Vous faites une excellente affaire !
Si vous ne signez pas tout de suite,
J’le vends à quelqu’un d’autre, plus cher !
J’ai fait un prix parce que c’est vous ! »
J’ai signé, sûr d’la bonne affaire.
Quand les crédits furent accordés
J’ai pris rendez-vous chez l’notaire
J’ai paraphé les documents
En échange il m’a r’mis les clés
De ma nouvelle résidence.
Enfin, j’pourrai tout à loisir
Contempler mon nid, mon logis ;
Mais où est donc l’interrupteur ?
Fait un peu sombre pour visiter
Il y‘a trois mois, faisait grand beau
Y’avait pas besoin d’éclairer.
Je cherche partout à tâtons
Mais où se trouve donc le compteur
De ce satané logement ?
C’est impossible qu’il n’y’en ait pas
Je téléphone à mon vendeur
Sa boîte vocal me dit d’rapp’ler
« Ultérieurement, excusez-moi ! »
Où ai-je rangé ma lampe de poche
J’ai un briquet, ça f’ra l’affaire
Soudain la nuit s’est installée
La première dans mon domicile
Et ce camion d’déménagement
Qui aurait du être là c’matin
Mais qu’est-ce qu’ils font, avec mes meubles
J’voudrais mon lit, pour réfléchir
Bientôt minuit.
Quand l’jour se lève, j’ai pas dormi
« j’vais prendre une douche, ça m’réveill’ra !
Mais où est donc la salle de bain
J’suis sûr qu’elle est près d’la cuisine
Mais la cuisine, où est-ce qu’elle est ?
Envie d’vomir, vite les toilettes
C’est pas possible, j’vais m’réveiller
J’rends toutes mes tripes sur la moquette
Qu’est-ce que j’dis là, y’a rien au sol !
J’voudrais ouvrir, vite une fenêtre
Encore le vide entre mes mains
Vite à la porte, il faut qu’je sorte
Je tourne en rond, y’a pas d’entrée
Tout tourbillonne, j’vais m’affaler
Sur quoi d’ailleurs, il n’y a rien
Que l’néans qui r’ssemble à ma vie
Au s’cours, je tombeeeeeee !
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
On a connu les mêmes entrailles !
On a connu les mêmes entrailles
Aussitôt finies les semailles
On occupait la même couchaille
Un trois, six, neuf et à la baille
Chacun son tour, chacun son bail
On a connu les mêmes entrailles
C’est grâce à elles que l’on tressaille
La mère veut pas, mais vaille que vaille
On a plongé, dans la broussaille
Pour s’retrouver dans son Versailles
On a connu les mêmes entrailles
Des filles, des gars, qui débroussaillent
Et qui grandissent, sacrée marmaille
Il en fallait des victuailles
Pour rassasier toute cette bleusaille
On a connu les mêmes entrailles
On n’était pas comme du bétail
En faisant pas dans le détail
Fallait être prêts pour le travail
Le père tenait le gouvernail
On a connu les mêmes entrailles
On aurait pu être d’la racaille
Mais l’soir on rentrait au bercail
On chérissait trop la mangeaille
Plutôt qu’dîner chez la flicaille
On a connu les mêmes entrailles
On a connu les mêmes batailles
Et quand sonne l’heure des retrouvailles
Y’en a toujours qui se chamaillent
Pour mettre à maman sa médaille.
Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Quel homme !
Avez-vous vu ses mains, couvertes de poils de chiens
C’est avec elles chaque soir, Que pour mon désespoir
Il s’en sert comme d’une brosse, Dessinant sur mes bosses
Ce qu’il nomme son chef-d’œuvre, Admirant les couleurs
Et autres arabesques, Si peu chevaleresques
Qu’il laisse sur mes fesses, Avec tant de hardiesse
Il s’abandonne ainsi, et le corps m’envahit
D’une joie liquoreuse, Qui n’est pas contagieuse
Et sombre dans le sommeil
Et moi sur la bouteille
Avez-vous vu sa bouche, qui me met sur la couche
C’est avec elle chaque nuit, Que le corps il m’enduit
Léchant de son haleine, Ma pauvre chair qu’il enchaîne
Avec ses lèvres rêches, Mon corps laboure et bêche
En guise de caresses, Sur mes rondes cuisses qu’il graisse.
Laissant sur ma peau douce, De sa bave de barbouze
Inondant pour en clore, Ma carcasse par bâbord
Et fier de ses exploits, Que fissa je nettoie
Il sombre dans le sommeil
Et moi sur la bouteille
Avez-vous ses yeux, Au regard flatueux
C’est avec ça chaque soir, Que dans ma trajectoire
Il lance un regard glauque, Qui m’envoie au paddock
Lorgnant de sa prunelle, Ma psyché aquarelle
Louchant sur mes parties, Pubères qu’il sanctifie
M’reluquant l’arrière-train, Croustillant comme du pain
Il éclabousse de larmes, Ma carcasse en alarme
Aveuglé d’ses humeurs, Il s’abandonne rêveur
Et sombre dans le sommeil
Et moi sur la bouteille
Avez-vous vu mon cœur, haché en hamburger
C’est en battant chaque nuit, la chamade vers minuit
Qu’il se trouve tout r’tourné, complètement laminé
Pris d’assaut par surprise, il nous fait un strip-tease
Mis à nu comme un ver, pour créer l’atmosphère
Incapable de se plaindre, tant la joute pas des moindres
Si elle s’veut oratoire, n’en est qu’plus exutoire
Quand le membre dressé, aussitôt éclipser
Il sombre dans le sommeil
Et moi sur la bouteille
Avez-vous vu cet homme, avec sa tête de pomme
Plus tout à fait trognon, en haut de son pignon
Et bien pourtant c’est lui, que mon cœur a choisi
Quand son corps m’envahit, l’homme est tout ébahi
Telle un cocon de soie, il m’ouvre comme une noix
D’un bruit sec comme la paille, il mange même les écailles
Et ne rejette nenni, ce qui me fait chenille
Et de l’aimer d’amour, je le jure pour toujours
Même s’il sombre dans le sommeil
Et moi sur la bouteille
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