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Nom du blog :
shaqoneil32
Description du blog :
écrire des textes de chansons, mon récit de st jacques de compostelle et mes cancers de l'ovaires
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
23.02.2007
Dernière mise à jour :
30.03.2007
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textes de chansons et poemes

un vol de libellule

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Un vol de libellule !

Un vol de libellule bourdonne dans ma tête
Au gré du battement de leurs ailes dans la tempête
Un souffle chaud me remplit le corps d’amertume
Estourbie par le vent mes chairs se consument
Et des supplices m’arrachent à la tiédeur des sens
Je veux extraire toute la lie de ma démence

Refrain

Enchaînée au néant par une spirale violine
Je rêve, chevauche des chimères et imagine
Le doux bruissement du feuillage dans les arbres
Je fantasme sur ma cuirasse jaillissant du marbre
Pour m’élever à travers bois sur un brin d’air
L’instant fugitif d’un clignement de paupières

Refrain

Je rêve à mes émois recouvrant leurs mouvances
Je songe à leurs aisances au fil de leurs errances
Je prend mon envol au-dessus des champs de blé
J’évolue au dessus de mon corps exilé
Ondulant telle la mer agitée par la houle
Je le réinvente oint de caresses qui roulent

Refrain

Allongée, immobile je m’élance vers le ciel
Grâce à mon esprit fuyant la tempête irréelle
Surgie de nulle part une musique me séduit
Née de l’Apocalypse elle inonde ma nuit
Est-ce le son d’une trompette et d’une harpe ?
Un ange m’enlève et berce mon être en écharpe

Refrain :

A l’instant où le vide m’attire
Ta main ravie du tunnel me tire
Alors qu’avec délice, je glisse
Vers une étoile à son solstice.

le silence

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Le silence

Le silence dresse un mur dans ma bouche
Les mots se brisent contre ce rempart
Et le bruit sourd qu’ils font s’ils me touchent
Résonne comme un écho de toute part

Qui m’écoute et m’entend sans me voir
Dans mes entrailles vibre ma démence
Chaque cellule capte mon désespoir
Un fourmillement dans l’aberrance

Et mon corps qui se cabre, violemment
M’entraînant dans de profonds méandres
Je m’enfonce dans de sombres tourments
En contemplant mes tréfonds en cendre.

Il n’y a plus besoin de crier
Mon corps prend la relève, enfiévré
Je nage dans l’amertume, repliée
Je dérive en délire, enivrée

Je m’abandonne le long des flots
Sans savoir où me guident mes larmes
Et quand elles jaillissent dans un sanglot
Je capitule, déposant les armes

tu te noies

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Tu te noies

Tu te noies dans les mots pour mieux te fuir
Tu te noies dans l’émotion pour ne plus t’entendre
Tu nages dans un flot de paroles
En quête d’une rive où te répandre
Tu nages dans tes sanglots en brasse coulée.

Embrasse ta vie en silence
Assez de maux
Haché de mots
Cendres de l’oubli
Sèches tes larmes
Sur des rouleaux de papier blanc,
Laisses la Lumière du matin
Filer au gré du vent
Tais-toi et écoutes-toi !

Ecoutes les signes qui fredonnent sous ta peau
Aimes-toi Amour unique et solitaire
Sèmes les graines de ta vie
Là où tu te terres pour grandir
Lèves les yeux vers le ciel et regardes !

Tu es partout dans l’Univers
Chaque souffle d’air t’aspire
Telle une spirale
Ton âme affamée d’émotion
Te nourrit et t’abreuve
Et tu t’enroules
Et tu t’élèves
Et tu t’évapores
Evanescence de la sève de la mère nature
Fille du Divin reliée au fil de la vie
Filé au rouage de l’Absolu
Tissé sur l’autel de l’Essentiel

si tu meurs

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Si tu meurs

Si tu meurs, j’aurai de la peine
Comme les jours, où j’ai la migraine
Repliée, derrière les persiennes

Si tu meurs, j’aurai de la peine
Autant que pour la porcelaine
Tombée de la commode ancienne

Si tu meurs, j’aurai de la peine
Comme pour cette parente lointaine
Victime de ses années Verlaine

Si tu meurs, j’aurai de la peine
Plus que pour la mort de la reine
Mais comme si la mort était mienne

Si tu meurs, j’aurai de la peine
T’étais un drôle de spécimen
Il faut que j’en prenne de la graine

Si tu meurs, j’aurai de la peine
J’attendrai pour la fête foraine
Un délai, au moins la huitaine

Si tu meurs, j’aurai de la peine
J’t’apporterai de la marjolaine
D’la verveine et des cyclamens

Si tu meurs, j’aurai de la peine
J’achèterai la tombe mitoyenne
Et on chant’ra nos vieilles rengaines

Si tu meurs, j’aurai de la peine
On peut pas dire qu’on a d’la veine
On n’dansera plus sur nos fredaines

Si tu meurs, j’aurai trop de peine
Si tu meurs, j’aurai trop de peine
Si tu meurs, j’aurai trop de peine

au crépuscule

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Au crépuscule !

Un ange a retenu le crépuscule
Sur ses longues ailes
Pour que l’aube avance et le soir recule
Que jamais le ciel
N’enraye le tic-tac de la pendule

L’ange s’est enchaîné à la longue nuit
Pour qu’encore tu flânes
Cheminant sur le sable blanc sans bruit
Tu marchais diaphane
Eblouie par tes larmes roulant en pluie

Et quand le soir s’est abattu, froid
Les lumières se sont tues
Une à une les étoiles en émoi
Ont vu l’ange fourbu
Ecrasé par le sommeil aux abois

Des chandelles ont embrasées les cieux
Du monde des ténèbres
Un chant t’a soulevé et gracieux
T’as prise, légère
Ton corps a emporté, victorieux

les mots ravis

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Les mots ravis

Les mots ne cessent de jacasser
Ils crient trop, je veux les écraser
Je les suis, je leur cours après
Je me cache, me terre et me tais
J’en perds un, deux, je les rattrape
Je les attache, mais ils s’échappent
Et quand devant moi ils dérapent
Je les terrasse et les kidnappent
Et quand de toute leur étendue
Je les regarde et les mesure
Je les étrangle, les emprisonne
Je les enchaîne, les saucissonne
Les grave au fond de ma luette
Je les garrotte à l’aveuglette
Les asphyxie : une lettre muette
Un mot d’travers, une épithète
Je les étreins, beaucoup trop fort
Ils toussent, étouffent, je les essore
Quand cessera donc l’hémorragie
Un jour peut-être le mot magie
Viendra pour leur sauver la vie
Et laisser naître leurs envies
Ou en faire des martyrs ravis
De leurs désirs inassouvis
Lentement je desserre les liens
Pour qu’ils respirent, les comédiens
Pas un murmure, un trait d’union
Ils éternuent, Ah, attention
Et c’est parti, ils se chamaillent
Comme des enfants, de la marmaille
Je les regarde aie, quelle bataille
J’en soulève un, émue, il braille
Je le repose, en prend un autre
Un qui me nargue, ou est-ce peut-être
Le chef de toute la contrebande
Je l’écoute et en redemande
D’autres s’approchent et m’accaparent
Je laisse parler tous ses bavards
Je suis tombé dans un traquenard
Et maintenant toute la fanfare
Me couve des yeux d’un air hagard
Et je les aime, même les criards

ma vie ne tient plus qu'à un fil

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Ma vie ne tient plus qu’à un fil

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, à tes lèvres
Mais elles sont restées immobiles
Et moi avec mon amour chèvre

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, à ton cou
Les mains coulants tel un reptile
M’enroulant jusqu’à tes genoux

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, à tes bras
En glissant sur ta peau nubile
J’ai ondulé comme un cobra

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, à ton ventre
En quête de ton doux nombril
Pour me replier dans ton antre

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, à ton sexe
Conviant ton désir en péril
Aussi sec et froid qu’un silex

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, à tes jambes
M’accrochant à tes bas résilles
Jouant sur eux d’la viole de gambe

Ma vie ne tient plus qu’à un fil
Je me suis pendu, par les pieds
Je suis tombé de mon idylle
Et me voilà ton estropié.

mademoiselle Kant

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
MADEMOISELLE KANT

1. Je suis Mr Hican
Il n’y a pas de hic
Si ce n’est mon prénom
Je me prénomme Claude
Un prénom très banal
Même si pour moi, il est
Tout juste un peu bancal.
Je m’appelle Claude Hican

2. Quand je l’ai rencontrée
J’ai su qu’elle, ce serait
La femme qui marcherait
Toujours à mes côtés
C’est mademoiselle Kant
Elle se prénomme Claudie
Qu’elle est jolie, ma mie.
Elle s’appelle Claudie Kant

3. Quand elle m’a présenté
À ses 2 parents Thèses
J’me suis dit quelle aubaine
D’avoir une mère Veilleuse
Avec un père OK
Nous aurons une fille, sûre
Et un p’tit ga-gne pain
Deux mômes Intoxe et Panne

4. Quand nous nous promenons
Bras dessus, bras dessous
Je me demande parfois
Les gens se tournent, pourquoi ?
Sont-ils jaloux ou quoi
De notre penchant commun ?
Elle est si belle, ma quille.
Nous aurons un fils Intoxe Hican

5. Elle est mon arc-boutant
Je suis son bout en train
Elle est mon contrefort
Et je suis son support
Quand je file de travers
La belle me r’met debout
Et j’vais cahin-caha.
Nous aurons une fille Panne Hican
6. On marche clopin-clopant
On est deux estropiés
D’la vie deux amputés
Que l’destin a uni
Quand on s’est fracassé
Dans le remous d’la rage
Refluant en écumes.
Fini le vague à l’âme

7. Elle, c’est mademoiselle Kant
Et moi Mr Hican
Elle se prénomme Claudie
On m’a baptisé Claude
On va se marier
A la mairie d’Dieul’fit
Les bans sont publiés :
Claudie Kant épouse Claude Hican
Pour le meilleur rien qu’le meilleur.

Et n’oublies pas la canne, hyène !

Rémi Sillon

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
Rémi Sillon !

Un grand vide s’est engouffré
Dans mon corps dans mon cœur dans mon âme
Un abîme insondable m’a traîné
Du centre de ma vie d’insoumise
Au milieu du fourre-tout de mes goûts.

J’ai soudain égarée la parole
Le nom des choses la raison d’être là
Que se passe t il ? Je sombre je coule
Je voudrais sortir la tête de l’eau
Je ne bouge pas Je ne sens plus rien.

Je suis anesthésiée endormie
Je suis effondrée anéantie
Je viens de parapher l’armistice
Et je suis subitement amnésique
Je ne sais plus rien de mon passé.

Deux vies, une finie une qui commence
Neuf mois repliée dans la souffrance
Une gestation sans complaisance
Pour commencer ma convalescence
Pour m’adapter à ma re-naissance.

Je veux être seule ne voir personne
N’entendre et ne parler à personne
Ne sentir ni ne toucher personne
Je sens le vertige m’envahir
Ma déraison a le dernier mot :

Rémi Sillon, Rémi Sillon, Rémi Sillon,
Je n’entends que l’écho de ce nom
Dites moi qui est ce Rémi,
Que je puisse l’adorer
Ce chemin tout tracé
Qui a nom monsieur Sillon.



la solitude

Posté le 18.03.2007 par shaqoneil32
La solitude

J’ai pris en grippe la solitude
Un p’tit coup d’froid sans doute
Chopé en essayant,
D’te retenir
Agrippée comme une folle au vide de ma vie

Des acouphènes dans les oreilles
Me reste plus que ça
Comme bruit pour recouvrir,
Ce grand silence
Qui grince et qui pleure du sous-sol jusqu’au grenier

J’suis complèt’ment aphone
Car j’ai la gorge qui s’noue
J’parle plus depuis longtemps,
Ma bouche mue
Au fond d’mon pauvre cœur, en lambeau, en charpie

Mon nez coule comme un robinet
C’est les grandes eaux d’Versailles
Pour égailler l’histoire,
D’une solitaire
J’m’invente des jeux les jours où j’crois qu’tu vas venir

Mes yeux brillent à cause de la fièvre
J’les trouve drôl’ment jolis
Dommage qu’il n’y ait que moi
Qui les admire
Avec ce bleu intense qui les rend si unique

Refrain :

J’ai pris en grippe la solitude
Est-ce un coup de froid ?
Où un coup du destin ?
Quel sale temps pour vivre seule !


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